Maladies et dépistages
La santé de nos Bengals constitue une priorité essentielle. Certaines maladies peuvent être dépistées par un test ADN, une analyse de laboratoire ou un examen vétérinaire, tandis que d’autres nécessitent un suivi régulier.
Nos reproducteurs bénéficient des dépistages adaptés à la race Bengal ainsi que d’un suivi vétérinaire régulier. Cette page présente les principales maladies infectieuses et héréditaires à connaître, ainsi que les mesures de prévention mises en place dans notre élevage.
FIV – Virus de l’immunodéficience féline
Le FIV est un virus qui affaiblit progressivement le système immunitaire du chat. Un animal infecté peut rester longtemps sans présenter de symptômes, mais devient plus vulnérable aux infections et à certaines maladies.
du FIV et du FeLV
La transmission se produit principalement lors de morsures profondes entre chats. Le risque concerne donc surtout les chats ayant accès à l’extérieur et susceptibles de se battre.
Un test sanguin permet de dépister le FIV. Il n’existe actuellement aucun vaccin couramment disponible en Suisse contre cette maladie.
Tous nos reproducteurs sont dépistés négatifs au FIV.
FeLV – Leucose féline
Le FeLV est un virus qui affaiblit le système immunitaire du chat. Une infection persistante peut favoriser l’apparition d’anémie, d’infections récurrentes ou de certains cancers, notamment des lymphomes.
Le virus se transmet principalement lors de contacts rapprochés et prolongés entre chats, notamment par la salive, le léchage mutuel et le partage des gamelles. Une mère infectée peut également transmettre le virus à ses chatons.
Le dépistage s’effectue au moyen d’un test sanguin. Une vaccination existe et peut être recommandée selon le mode de vie et le risque d’exposition du chat.
Les symptômes sont variés : anémie, infections récurrentes, troubles de la reproduction ou certains cancers. La maladie peut être grave et son évolution peut être fatale.
Nous conseillons donc de vacciner les Bengals qui ont des contacts avec d’autres chats ou qui présentent un risque d’exposition.
Tous nos reproducteurs sont dépistés négatifs au FeLV.
Nos reproducteurs sont vaccinés chaque année.
PIF – Péritonite infectieuse féline
La PIF est une maladie provoquée par une mutation du coronavirus félin entérique (FCoV) dans l’organisme de certains chats. Le virus modifié se multiplie notamment dans certains globules blancs et provoque une importante réaction inflammatoire.
La maladie peut se présenter sous une forme humide, caractérisée par une accumulation de liquide dans l’abdomen ou le thorax, ou sous une forme sèche, pouvant atteindre différents organes. Des formes oculaires ou neurologiques sont également possibles.
Le coronavirus félin est fréquent, particulièrement dans les élevages et les collectivités de chats. La majorité des chats infectés ne développe toutefois jamais de PIF. Certains peuvent présenter temporairement des troubles digestifs, tandis que d’autres ne montrent aucun symptôme.
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au microscope
Le développement de la PIF dépend de plusieurs facteurs, notamment de la réponse immunitaire du chat, de son âge, de son état de santé et de certains facteurs de stress. Une prédisposition individuelle ou génétique peut également intervenir.
Il n’existe pas de test unique permettant de prédire si un chat porteur du coronavirus développera une PIF. Le diagnostic repose sur les symptômes, les analyses de laboratoire, l’imagerie et, selon la forme de la maladie, l’analyse des liquides ou des tissus atteints.
Longtemps considérée comme incurable, la PIF peut aujourd’hui être traitée avec des antiviraux. Une prise en charge vétérinaire rapide améliore fortement les chances de guérison.
Le coronavirus félin est contagieux et se transmet principalement par voie fécale. En revanche, la forme mutée responsable de la PIF ne se transmet pas directement d’un chat à un autre.
Nous effectuons régulièrement des analyses PCR quantitatives sur nos reproducteurs afin de surveiller la circulation du coronavirus félin au sein de notre élevage.
PK-Def – Déficience en pyruvate kinase
La PK-Def est une maladie héréditaire qui affecte les globules rouges. Elle est causée par une mutation du gène PKLR, responsable d’un déficit en pyruvate kinase, une enzyme indispensable à leur bon fonctionnement.
Les globules rouges deviennent alors plus fragiles et sont détruits prématurément, ce qui peut provoquer une anémie hémolytique. L’évolution est variable : certains chats restent longtemps sans symptômes, tandis que d’autres peuvent présenter de la fatigue, une pâleur des muqueuses, une perte d’appétit, un amaigrissement ou une jaunisse.
au microscope
de la PK-Def
La PK-Def se transmet selon un mode autosomique récessif. Un chat doit recevoir la mutation de ses deux parents pour être atteint par la maladie.
Le test ADN permet de distinguer trois résultats :
N/N – Sain
Le chat ne possède pas la mutation et ne peut pas la transmettre.
N/PKLR – Porteur sain
Le chat possède une seule copie de la mutation. Il ne développe généralement pas la maladie, mais peut la transmettre à une partie de sa descendance.
PKLR/PKLR – Atteint
Le chat possède deux copies de la mutation et peut développer une anémie hémolytique.
Un porteur sain peut être utilisé en reproduction uniquement avec un chat testé N/N, afin qu’aucun chaton atteint ne puisse naître.
Tous nos reproducteurs sont testés par ADN pour la PK-Def et les mariages sont sélectionnés afin qu’aucun chaton atteint ne puisse naître.
PRA-b – Atrophie progressive de la rétine du Bengal
La PRA-b est une maladie héréditaire propre au Bengal qui provoque une dégénérescence progressive de la rétine. Les photorécepteurs, cellules situées au fond de l’œil et indispensables à la vision, se détériorent progressivement.
Les premiers signes peuvent apparaître chez de jeunes chats. La vision nocturne diminue généralement en premier. Le chat peut hésiter dans l’obscurité, se cogner ou éprouver des difficultés à s’adapter aux changements de luminosité.
La maladie évolue progressivement et peut conduire à une perte complète de la vision. Elle n’est pas douloureuse, mais il n’existe actuellement aucun traitement permettant de restaurer la rétine.
de la rétine
La PRA-b se transmet selon un mode autosomique récessif. Un chat doit recevoir la mutation de ses deux parents pour être atteint.
Le test ADN permet de distinguer trois résultats :
N/N – Sain
Le chat ne possède pas la mutation et ne peut pas la transmettre.
N/PRA-b – Porteur sain
Le chat possède une seule copie de la mutation. Il ne développera pas la PRA-b, mais peut transmettre la mutation.
PRA-b/PRA-b – Atteint
Le chat possède deux copies de la mutation et développera la maladie.
Un porteur sain peut être utilisé en reproduction uniquement avec un chat testé N/N, afin qu’aucun chaton atteint ne puisse naître.
Tous nos reproducteurs sont testés par ADN pour la PRA-b et les mariages sont sélectionnés afin qu’aucun chaton atteint ne puisse naître.
HCM – Cardiomyopathie hypertrophique
La HCM est la maladie cardiaque la plus fréquente chez le chat. Elle provoque un épaississement anormal du muscle cardiaque, principalement au niveau du ventricule gauche.
Cet épaississement empêche le cœur de se relâcher et de se remplir correctement. L’évolution varie fortement : certains chats restent longtemps sans symptômes, tandis que d’autres peuvent développer une insuffisance cardiaque, des troubles du rythme ou des caillots sanguins.
Les signes possibles sont notamment une respiration rapide ou difficile, une fatigue inhabituelle, une perte d’appétit, un malaise ou, dans les cas graves, une paralysie soudaine des pattes arrières. Toutefois, de nombreux chats atteints ne présentent initialement aucun symptôme.
par échographie cardiaque
En rouge : sang riche en oxygène
Le dépistage de référence repose sur une échocardiographie réalisée par un vétérinaire spécialisé en cardiologie. Cet examen permet de mesurer l’épaisseur des parois du cœur et d’évaluer son fonctionnement.
La HCM pouvant apparaître ou évoluer avec l’âge, un résultat normal ne garantit pas qu’un chat ne développera jamais la maladie. Les reproducteurs doivent donc être contrôlés régulièrement pendant leur carrière.
Il existe des tests ADN pour certaines mutations identifiées chez le Maine Coon et le Ragdoll. En revanche, il n’existe actuellement aucun test génétique validé permettant d’exclure la HCM chez le Bengal. L’échographie cardiaque reste donc indispensable.
Tous nos reproducteurs bénéficient régulièrement d’une échographie cardiaque réalisée par un vétérinaire spécialisé afin de dépister la HCM.
PKD – Polykystose rénale
La PKD est une maladie caractérisée par la formation de multiples kystes remplis de liquide dans les reins. Présents dès la naissance, ces kystes peuvent progressivement augmenter de volume et altérer le fonctionnement des reins.
L’évolution varie selon les chats. Les premiers symptômes peuvent apparaître tardivement : augmentation de la soif et des urines, diminution de l’appétit, amaigrissement, fatigue ou vomissements.
Dans les formes avancées, la maladie peut entraîner une insuffisance rénale chronique. Il n’existe pas de traitement permettant d’éliminer les kystes, mais une prise en charge vétérinaire peut ralentir les conséquences de l’insuffisance rénale.
À droite : rein atteint de PKD
avec présence de multiples kystes
par échographie rénale
Le dépistage repose principalement sur l’échographie rénale. Cet examen permet d’observer les reins et de détecter la présence éventuelle de kystes.
Un test ADN existe pour la mutation PKD1, principalement rencontrée chez le Persan et les races apparentées. Ce test n’est toutefois pas spécifiquement validé comme dépistage génétique de référence chez le Bengal. L’échographie rénale reste donc particulièrement importante.
Tous nos reproducteurs bénéficient régulièrement d’une échographie rénale afin de dépister la PKD.
Puces et tiques
Les puces et les tiques sont des parasites externes pouvant provoquer des démangeaisons, des irritations cutanées et transmettre certaines maladies.
Nos chats vivent exclusivement à l’intérieur et ne reçoivent donc pas de traitement antiparasitaire externe systématique. Une surveillance régulière est toutefois assurée et un traitement serait administré en cas de nécessité, sur recommandation de notre vétérinaire.
Parasites intestinaux
Giardia, Tritrichomonas foetus et Cryptosporidium
Giardia, Tritrichomonas foetus et Cryptosporidium sont des parasites microscopiques unicellulaires qui colonisent l’intestin. Ils ne doivent pas être confondus avec les vers intestinaux et ne sont pas toujours éliminés par les vermifuges courants.
Ils peuvent provoquer des selles molles, des diarrhées persistantes ou récidivantes, parfois accompagnées de mucus, de ballonnements, d’une perte de poids ou d’un retard de croissance. Les chatons et les jeunes chats sont généralement les plus sensibles. Certains chats adultes peuvent toutefois être porteurs sans présenter de symptômes.
La contamination se produit principalement par l’ingestion de parasites présents dans les matières fécales, les litières, l’eau, les surfaces ou le pelage souillés. Dans un élevage, leur propagation peut être rapide en raison de la proximité entre les chats et de la résistance de certains parasites dans l’environnement, parfois durant plusieurs semaines, malgré un nettoyage rigoureux.
au microscope
au microscope
Le diagnostic repose sur l’analyse des selles. Comme l’élimination des parasites peut être intermittente, plusieurs prélèvements peuvent être nécessaires. Les analyses PCR permettent de rechercher précisément Giardia, Tritrichomonas foetus et Cryptosporidium.
Lorsqu’un parasite est détecté, le traitement doit être choisi spécifiquement par le vétérinaire. Il doit être accompagné de mesures d’hygiène rigoureuses : nettoyage fréquent des litières, désinfection adaptée des locaux, lavage des textiles et limitation des nouvelles contaminations.
Nous surveillons régulièrement la santé digestive de nos reproducteurs et de nos chatons et réalisons, lorsque cela est nécessaire, des analyses de selles ciblées.
Dernières analyses PCR effectuées le 10 Aout 2026 : Giardia, Tritrichomonas foetus et Cryptosporidium non détectés.
